« The Servant » avec le comédien Maxime d’Aboville, Molière 2015 THE SERVANT de Robin Maugham - Mise en scene de Thierry Harcourt - avec : - Maxime d'Aboville (Barret) - Roxane Bret (Vera et Kelly) - Xavier Lafitte (Tony) - Adrien Melin (Richard) - Alexie Ribes (Sally) - Lumieres Jacques Rouveyrollis - Costumes Jean-Daniel Vuillermoz - Decor Sophie Jacob - Theatre de Poche Montparnasse - Fevrier 2015 © Brigitte Enguerand

La pièce anglaise de Robin Maugham, « The Servant », un thriller anglais servi sur un plateau, samedi 16 janvier, à 20h30, au théâtre Simone-Signoret. Thierry Harcourt en signe la mise en scène et le casting très réussi . Parmi les jeunes acteurs du spectacle figure Maxime d’Aboville, Molière 2015 du comédien dans un spectacle de théâtre privé.

Pourquoi avoir adopté une pièce anglaise, « The Servant » ?

J’ai habité Londres pendant 23 ans. Quand j’y étais, un agent littéraire m’a fait lire  « The Servant ». Je connaissais le film (Ndlr : « The Servant », film de Joseph Losey – 1963- avec Dirk Bogarde ) mais pas la pièce. Or la pièce a été écrite avant le film. C’est une pièce plus brillante et plus complexe que le film. Avec cet humour très anglais où rien n’est jamais souligné, il y a toujours cette forme de réserve et de distance. L’écriture anglaise, quand elle est bonne, fait preuve de finesse pour traduire les mécanismes du cœur et de l’âme. Et une tension aussi constante.

Cette pièce retrace le rapport entre un maître et son serviteur, Barrett. La soumission du premier au second dans une atmosphère pesante. 

« The Servant », c’est un thriller, une pièce policière. Le public est complice de ce qui se passe. Il y a des moments où le spectateur se dit : «Il ne peut pas aller jusque là » et pourtant il y va… on rit aussi parce que c’est drôle, car même dans les situations complexes et tendues, il y a toujours ces formes de pirouettes à l’anglaise. C’est pesant mais c’est aussi très drôle et le public se laisse aller à rire.

Comment avez-vous travaillé la mise en scène ?

C’est Hitchcok qui m’a appris l’univers policier. La musique et les lumières sont importantes dans la pièce, parce que, pour moi, ce sont des personnages autant que les acteurs. La mise en scène est minutieuse. Tout est très chorégraphié. J’ai des acteurs jeunes éblouissants, ils ont entre 19 et 40 ans. J’ai fait le choix d’acteurs qui, dans leur comportement, racontaient déjà des choses. Des acteurs qui avaient déjà un genre anglais.

Parmi les acteurs, Maxime d’Aboville vient de recevoir un Molière. C’est une fierté ?

Maxime d’Aboville, je l’ai vu dans « Journal d’un curé de campagne », j’ai remarqué l’acteur, il est facile, il a une vraie personnalité et une belle technique. J’ai ensuite rencontré l’homme, il aime se poser des questions sur les choses. Avec ce Molière, on est passé à un autre stade, on capte un nouveau public et c’est une responsabilité supplémentaire.

Acheter vos billets en ligne »